L’EVENEMENTIEL/JUIN 2007

Coup de projecteur sur les événements du Festival de Cannes

Par Sophie Stadler.


Image levenemeniel

Pour la très privée et très prisée Cérémonie des 60 ans, c’est Antoine Dray qui eut l’insigne honneur d’être choisi par le festival comme metteur en scène de cet événements phare de la quinzaine. Après nous avoir montré son savoir-faire lors de la soirée des Trophées de l’Evénement d’Heavent Sud, dont L’Evénementiel était partenaire, il nous a embarqués dans cette aventure exceptionnelle et nous a permis d’en suivre tous les préparatifs, dont quelque 21 jours de montage

Une tente immense, baptisée, le Monolithe Noir, installée tout au bout de la Croisette, au cœur de la Roseraie et qui semblait presque posée sur la mer… cette structure, entièrement réalisée sur mesure pour accueillir les 700 invités les plus prestigieux de la Cérémonie des 60 ans, reposait en fait sur les rochers de la digue du port de Cannes et s’intégrait ainsi idéalement au rivage et paysage. A l’intérieur, conçue pour recevoir les convives en configuration assise lors du dîner de gala, l’architecture dépouillée de cet ensemble de toile et de verre offrait une vue imprenable sur la mer, La Croisette et la baie de Cannes. Le plafond et les murs dorés permettaient de projeter les images, laissant croire aux invités que les lumières de la ville et de la mer se reflétaient dans toute la salle. C’est dans ce décor très glamour que les plus grandes stars et réalisateurs ont pu apprécier le menu gastronomique de Bruno Oger, le chef de l’Hôtel Majestic, et regarder le film rétrospective anniversaire du festival. A quelques pas du Monolithe Noir, une autre partie des invités de la Cérémonie des 60 ans se pressait sous un dôme blanc (le Dôme de Lumière), à la connotation plus festive et informelle. Cette structure gonflable (en toile PVC, de 17 m de haut et de 31m de diamètre) faisait figure d’ovni dans La Roseraie et symbolisait le renouveau du festival. Et, les 650 autres convives devaient, pour pénétrer dans ce lieu, monter les marches inédites qui avaient troqué leur emblématique et protocolaire tapis rouge pour un style nettement plus technologique, tout en fumée et neige carbonique…de couleur blanche bien sûr ! Après le cocktail dînatoire, le lieu se transformait en espace de danse pour tous.

Antoine Dray, fondateur d’ADR Production

De quelle façon avez-vous matérialisé ces deux ambiances ?

« Pour le Monolithe, la structure nous permettait de jouer avec la vue de la mer, la ville… toutes les lumières et les reflets que ce décor naturel insinuait. On jouait ici avec des effets réels et irréels, comme les reflets de l’eau sur les plafonds, les boules lumineuses installées sur la mer, etc. et un grand spectacle pyrotechnique était donné sur la baie à la fin du dîner. Le Dôme devait, quant à lui, représenter le futur, à travers une atmosphère irréelle, pure et immatérielle. Les marches qui nous entraînaient vers le 61e festival étaient donc blanches et vaporeuses, la structure faisait figure d’immense boule lumineuse et à l’intérieur tout n’était que rondeurs accueillantes, rassurantes et conviviales, afin de s’accorder au mieux avec le chiffre très rond imposé par ce 60e anniversaire ».

Le palmarès cannois d’ADR Production

Créée en 1996 par Antoine Dray, cette agence qui imagine, conçoit et produit des événements pour des marques de luxe, se tourne vite vers le monde du cinéma, allant même jusqu’à s’installer à Cannes, où elle organise, depuis 2002, des événements pour le Festival international du film, ses hôtels et ses marques partenaires. Après une compétition féroce, elle décroche le budget de l’organisation de la Cérémonie des 60 ans, mais également de pas mal d’autres temps forts de la quinzaine cannoise parmi lesquels :

Sans oublier que pour la sixième année consécutive, du 16 au 27 mai, ADR a signé la conception et la mise en scène de la plage Majestic’s 60, de l’hôtel Majestic Barrière (500 à 700 couverts / jour, 1 photo call/ jour, 5 plateaux TV, un press lounge, 12 soirées, dont la soirée HP, etc.).L’organisation de l’exposition l’Art pour l’Environnement, installée sur la plage et dont les oeuvres exposées étaient vendues lors d’une soirée de bienfaisance, en présence du Prince Albert II de Monaco. L’entrée de la plage de l’hôtel était symboliquement « gardée » par un Bouddhours blanc, dessiné par Philippe Di Méo.

Ils étaient sur les marches au bras d’ADR Production :


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